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La Fast Fashion et son impact sur l'environnement

Dernière mise à jour : 25 mars 2023


Saviez-vous qu'acheter un vêtement n'est pas sans conséquence pour l'environnement ? Après le pétrole, l'industrie textile est la deuxième industrie la plus polluante dans le monde. Y-a-t-il des solutions pour s'habiller avec peu d'impact sur l’environnement ?


L'industrie textile génère 1,2 milliards de tonnes de CO2 par an dans le monde. Cela représente 2% des émissions de carbone.C'est plus que les transports maritimes et aériens réunis. 63% de fibres utilisées dans le monde sont issues de la chimie. La production de fibres synthétiques issues du pétrole comme le polyester, l’élasthanne ou le nylon ou de fibres à base de bois transformé chimiquement comme le bambou, la viscose ou le Tencel sont à l'origine de 40 millions de tonnes de production de CO2.

En considérant toutes les étapes de fabrication et d'usage du vêtement, c'est le troisième consommateur d'eau après le blé et le riz. En effet, il faut de l'eau pour l'élevage du bétail ou la culture de la plante, notamment le coton très gourmand en eau, il en faut pour les traitements chimiques qui donneront les fibres synthétiques, pour la teinture et autres traitements destinés à rendre la fibre, douce, facilement lavable etc. mais il faut aussi de l'eau pour laver le vêtement après usage. Beaucoup de magazines dits féminins préconisent de porter les vêtements pas plus d'une fois ou deux avant de les laver, soit disant pour les garder plus longtemps. Mais n'avez-vous pas déjà eu la désagréable aventure de voir votre robe toute neuve devenir un chiffon infâme après deux lavages ?

Ce que l'on appelle la Fast Fashion pousse le consommateur à acheter des choses inutiles, uniquement parce qu'elles sont bon marché. Si les tendances d'achat se poursuivent en 2050 la production de vêtements représentera 26% de la production de CO2.

Chez les nouveaux distributeurs les collections changent toutes les une à deux semaines. Nous venons de parler des effets délaitèrent de la mode sur l'environnement, mais nous vous laissons imaginer les conséquences sociales sur les personnes travaillant dans la mode. On pense bien sur à tous les travailleurs des pays émergents, alors que certaines personnes sont payées moins de 10$ par mois, d'autres en occident font des burn out à l'image des stylistes qui doivent concevoir une collection en un temps record.

Les français achètent en moyenne 30 kg de vêtements par an. La plupart seront portés un ou deux fois avant d'être jetés.

Alors pourquoi ne pas adopter la Slow fashion en opposition à la Fast Fashion ? Achetons des vêtements traçables, fabriqués prêts de chez nous, et de bonne qualité pour qu'ils soient durables.

Quel bonheur de porter un pull fabriqué par un artisan avec qui on peut discuter de la provenance de la laine. Et comme c'est agréable de se rendre compte qu'après plusieurs mois le pull garde ses qualités.

Bien sur ce vêtement coûtera beaucoup plus cher, mais combien avez-vous besoin de chandails par hiver ? Un tous les quinze jours ou un par saison, voir moins ? Est-il urgent de remplir nos poubelles de vêtements que l'on n'a pas portés ?

Beaucoup de personnes se mettent ou se remettent au tricot. Cela prend beaucoup de temps de tricoter un vêtement, alors il est préférable de choisir une laine de qualité qui fera que plusieurs années plus tard, le tricot est encore agréable à porter.

Pour le tissu choisissons le lin ou le chanvre cultivés et transformés en France. Et quoi de plus agréable qu'un vêtement en lin par les fortes chaleurs ?

Je vous ai déjà parlé de la laine superwash qui paraît être une bonne idée pour faciliter la vie, mais qui est une fausse bonne idée. Contrairement à ce que l'on pense, la laine vierge naturelle n'est pas difficile à entretenir.


Alors profitons des matières naturelles, simples et que l'on trouve près de chez nous et nous ferons du bien à toute la planète.


Christine Delbove




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